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Banque de Ressources Interactives
en Sciences Economiques et Sociales
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En ouvrant ses frontières au commerce international, un pays permet à ses consommateurs d'accéder à des biens étrangers dont les caractéristiques sont souvent différentes des biens produits localement. C'est le cas des fruits et légumes exotiques qu'on peut désormais trouver sur les marchés français, mais c'est aussi le cas pour des biens qu'on pourrait croire plus standardisés comme les automobiles : pour les consommateurs, les voitures allemandes, françaises, japonaises ou italiennes n'ont pas les même caractéristiques (qualité, design, performances, etc.) et le commerce international permet bien un choix plus large de produits.
Cet argument en faveur du libre-échange est moins souvent avancé, parce que le débat se concentre généralement sur les gains en termes de croissance que l'on peut tirer du commerce international. Pourtant, la diversité des objets de consommation est aussi une forme de richesse, et l'on souffrirait sûrement de la perdre si l'économie française se fermait brutalement au commerce mondial.
On voit donc que le libre-échange génère des effets économiques favorables à la croissance économique : abaissement des coûts de production et des prix, meilleure allocation des ressources disponibles, économies d'échelle, diversité accrue des produits. On peut donc se demander pourquoi le libre-échange ne se généralise pas plus vite, par exemple dans le domaine des services ou des produits agricoles, ou pourquoi l'Union européenne, par exemple, a cherché à se protéger des importations textiles chinoises. Il y a, derrière ces pratiques protectionnistes, des éléments qui montrent sans doute que le libre-échange n'a pas que des effets positifs.