Il y a deux façons de mesurer la pauvreté.
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L’approche en termes de pauvreté absolue, privilégiée en Amérique du Nord, par exemple, définit les personnes pauvres comme touchant un revenu inférieur à un niveau absolu (par exemple 10 $ par jour).
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Dans l’approche en termes de pauvreté relative, adoptée en France et en Europe par exemple, le seuil de pauvreté est déterminé relativement au niveau de vie de la population, et il est donc d’autant plus haut que ce niveau de vie est élevé. Par exemple, l’INSEE définit la pauvreté relative de la manière suivante : sont considérées comme pauvres les personnes disposant de moins de la moitié du revenu médian (le revenu médian sépare la population en 2 parties égales, 50% disposant d’un revenu supérieur au revenu médian, 50% disposant d’un revenu inférieur au revenu médian). Il s’agit bien dans cette définition de la pauvreté monétaire.
Dans ces deux types de mesure de la pauvreté, on a raisonné en termes monétaires, c’est-à -dire que le seuil de pauvreté a été défini en monnaie (dollar ou euro en l’occurrence). Dans ce cas, on parle de pauvreté monétaire.
Mais si l’on considère que la pauvreté se définit par un ensemble de « manques » comparativement au niveau de vie considéré comme « normal » par la société (manque dans l’accès à certains biens de consommation, manque dans l’accès aux vacances, manque dans l’accès à un logement décent, manque dans l’accès à la culture, etc…), on parle de la pauvreté existentielle, beaucoup plus difficile à cerner. Selon que l’on retient l’une ou l’autre approche, on n’aura pas les mêmes résultats pour la mesure, évidemment. En 1997, l’INSEE évaluait à 7% de la population totale vivant en France la proportion des pauvres au sens monétaire et à 11.8% celle des pauvre au sens existentiel. Que l’on retienne l’un ou l’autre de ces chiffres, on peut remarquer qu'il ne s'agit pas d'une part négligeable. La pauvreté est un réel problème en France.