... pour réussir l'épreuve de SES au bac ES
... pour vous former en Sciences Economiques et Sociales
Banque de Ressources Interactives
en Sciences Economiques et Sociales
Entièrement gratuit. Réalisé par des enseignants de l'éducation nationale. CRDP de l'académie de Lyon.
Les cours, les activités, les notions, les parcours d'apprentissages... l'essentiel du contenu de Brises classé chapitre par chapitre
77 000 emplois ont été détruits en un jour le lundi 26 janvier (2009) aux États-Unis et en Europe
C'est ce qu'annonce le journal Le Monde dans la reprise d'un calcul effectué par The Guardian. Cette destruction massive d'emplois concerne surtout les États-Unis avec 43 000 emplois mais aussi l'Europe.
Des suppressions d'emplois ont en effet été annoncées dans des secteurs d'activité touchés par la crise actuelle comme l'immobilier. Catterpillar annonce 20 000 suppressions de postes dans le monde : c'est un spécialiste des engins de chantier. De même dans l'automobile, GM envisage de supprimer 2 000 emplois ; mais aussi dans les banques et les assurances ING, groupe néerlandais supprimera 2 000 emplois dans le monde. Et la liste ne s'arrête pas là !
Pour plus de précisions sur l'actualité, consultez les liens suivants :
Dans Libération, un article sur ces suppressions d'emplois massives.
Sur Le Monde avec un article sur ce lundi noir mais aussi une carte concernant la France
Dans Les Echos avec un article sur Vodaphone
Dans La Tribune avec un article sur Boeing
Pour comprendre plus en détail les mécanismes et remettre ses évolutions dans une perspective de plus long terme, vous pouvez :
- Aller sur le site de l''INSEE où vous pourrez replacez les évolutions récentes dans une perspective plus longue
- Puis pour comprendre ce qui se passe actuellement en matière d'emplois, il est nécessaire de préciser les liens qui unissent croissance et emploi amis aussi aux mutations techniques. La partie traitée sur BRISES intitulée " Croissance, progrès technique et emploi" fait le point sur les mécanismes essentiels à long terme.
Bonnes lectures !
Un an et demi après le début de la crise financière aux États-Unis, un premier bilan peut être fait en termes d'emplois et de chômage.
D'après les chiffres du journal Les Échos, que ce soit aux États-Unis, en Allemagne, au Japon ou en Grande-Bretagne, c'est le renversement de tendance qui apparait le plus net après selon les pays plusieurs année de baisse.
La France n'échappe pas au phénomène, bien au contraire, comme le montrent les chiffres de l'INSEE et le dossier de la DARES.
Chez Toyota, de mauvaises nouvelles semblent être annoncées semaine après semaines : problèmes de tapis de sols, problèmes de pédales d'accélérateurs et de frein comme le signale les articles du Monde. Si Ford n'est pas épargnée aussi par des problèmes de qualité (voir pour ses problèmes récents cet article des Échos), les nouvelles sont plutôt bonnes avec un accroissement des ventes (voir Le Figaro) et pour la première fois depuis 2005, des résultats positifs (2,7 milliards de dollars pour l'exercice 2009 : voir cet article des Échos).
Est-ce à dire que le modèle de production toyotiste mettant notamment l'accent sur la qualité (voir les notions "taylorisme, fordisme, toyotisme"sur le site ou des éléments du cours) est dépassé ? La stratégie de Ford avec notamment la volonté de réaliser des économies par l'utilisation systématique de plate-formes communes (voir cet autre article des Échos) serait-elle en passe de rivaliser avec la stratégie de Toyota ?
En fait, les réponses sont plus nuancées comme le montre l'intéressant article des Échos "Pourquoi Toyota perd les pédales ?". Toyota s'adapte-t-elle, en réalité, suffisamment aux marchés ? La pression sur les prix de revient ne se traduit-elle pas, notamment chez les sous-traitants, par des défauts de qualité ? Du côté de Ford, si l'amélioration de ses résultats est liée notamment à la renégociation de sa dette notamment, le développement de modèles plus petits montre ne montre-t-il pas sa volonté de s'adapter aux besoins de la clientèle ?
Une des leçons, donc, de ce petit voyage chez Ford et Toyota est de comprendre que la réalité des organisations productives et particulièrement l'organisation du travail emprunte à différents modèles y compris au sein d'entreprises typiques d'un modèle déterminé. Cette diversité (entre néo-taylorisme et post-taylorisme), vous pouvez la vérifier, pour la France entière, grâce aux très riches enquêtes de la DARES qui détaillent selon la PCS, le secteur d'activité, etc. les conditions de travail des salariés (travail à la chaîne, polyvalence, etc.).
Il s'agit de Franck Leboeuf ! Comment ça, " bien sûr que non " ?! Il ne peut pas être le gagnant parce qu'il est d'ores et déjà éliminé et sorti du jeu ? La petite phrase qu'il a prononcée le 30 mars dernier ("On a vécu ça comme une expérience et jamais dans mon idée, je ne pensais que j'allais gagner") n'aurait été qu'un coup de pub pour l'émission, un moyen de créer le buzz ?... Evidemment !
Mais Franck Leboeuf est bel et bien, malgré tout, le véritable gagnant de Koh Lanta. A vrai dire, il était déjà le gagnant avant même de commencer l'aventure…
Pourquoi ? Parce qu'il a su négocier avec la production un des salaires les plus élevés versés aux sportifs de haut niveau qui participent à cette nouvelle édition de l'émission. Ainsi, alors que l'ancien patineur artistique Gwendal Peizerat a été payé 10 000 euros pour sa participation, Franck Leboeuf, champion du monde de football, a touché 5 fois plus !
C'est ce qui s'appelle individualiser les salaires. Ce faisant, les producteurs de Koh Lanta adoptent une pratique désormais courante en matière de gestion des ressources humaines. En effet, l'individualisation des salaires permet de rémunérer chaque salarié en fonction de ses compétences, qui incluent des éléments objectifs comme les savoirs (les connaissances) et les savoir-faire (les capacités à mettre en œuvre ses connaissances), mais aussi des éléments plus subjectifs, comme le savoir-être (les qualités, l'attitude, le comportement, les capacités d'adaptation, le " rayonnement ", etc.).
Le but de l'individualisation des salaires est certainement d'accroître la motivation des travailleurs, mais c'est aussi un moyen d'introduire plus de flexibilité au sein de l'entreprise, en adaptant la rémunération à chaque salarié.
Pour plus de détail sur les pratiques salariales des entreprises, vous pouvez lire le compte-rendu de la DARES.
Une étude de l'INSEE montre que, depuis 2002, les TIC sont de plus en plus présentes dans les services marchands et que le type de TIC change suivant la nature du service. Par exemple, dans l'hôtellerie, ce sont les matériels permettant le commerce électronique qui se développent. Cela est bien sûr en phase avec la diffusion croissante d'un accès internet parmi les ménages (64% en 2010 contre 12% en 2000) comme l'indique cette autre étude de l'INSEE. Un autre facteur de cette diffusion des TIC dans les services marchands semble être l'importance relative des travailleurs qualifiés parmi leurs salariés. Quant aux conséquences ? Est-ce que la présence des " ordinateurs " dans les services marchands se traduit rapidement par des gains de productivité contrairement au paradoxe de Solow ? La question est complexe étant donné la difficulté de mesurer la productivité d'une activité de service. L'INSEE offre cependant ces quelques chiffres … Et pour les effets sur l'emploi, consultez ces chiffres-là … !
En effet, il n'y a pas que l'État qui peut agir sur l'emploi mais aussi les partenaires sociaux (syndicats de salariés et syndicats patronaux). Le Monde présente les mesures en question qui devraient permettre une meilleure insertion des jeunes en grande difficulté soit du fait d'un décrochage scolaire, soit du fait d'une difficulté d'insertion professionnelle de jeunes pourtant qualifiés. En effet, le chômage des jeunes reste toujours très important (voir les chiffres de l'INSEE) : au troisième trimestre 2010, 25% des actifs de 15 à 24 ans étaient au chômage (soit 8,6% de l'ensemble des jeunes de 15 à 24 ans). Le chômage touche, vous le savez, notamment pour les jeunes sans diplôme (voir les derniers chiffres de l'INSEE).
C'est ce que montre aussi une étude du CEREQ synthétisée dans ce très intéressant diaporama sur cette page.
Après une accalmie sur le front de l'emploi depuis fin 2009 en termes de taux de chômage et depuis la fin de l'année 2010 en termes de nombre de chômeurs, la dégradation du marché du travail entamée depuis avril 2011 se confirme comme le montre les analyses de l'INSEE ici et la DARES là. Cette dernière étude montre que l'augmentation du nombre de demandeurs d'emplois depuis un an concerne surtout les plus de 50 ans et les femmes ce qui n'était pas le cas durant la période période de baisse du PIB en 2008 et 2009 : les moins de 25 ans et les hommes avaient vu leur taux de chômage plus augmenté.
Enfin, ce sont les demandeurs d'emploi de très longue durée (plus de 2 ans au chômage) qui voient leur nombre augmenté le plus tandis que les causes d'entrée au pôle emploi qui augmentent le plus sont la fin de CDD et de mission d'intérim.
Enfin, cet article des Échos donne quelques envisagées pour faire face à cette dégradation du marché du travail.
Au programme de ce chapitre :