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en Sciences Economiques et Sociales
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De nombreux articles tentent de faire comprendre les mécanismes de la crise financière. Nous vous proposons les articles, livres ou rapports facilement accessibles :
La crise financière et économique que nous vivons a engendré des réactions des entreprises et des pouvoirs publics. Une des réactions naturelles est, pour les pouvoirs publics, d'accorder des aides aux entreprises (banques, entreprises automobiles notamment).
Ces aides qui sont accordées au niveau national remettent au goût du jour une des critiques traditionnelles de ce type d'aide : la distorsion de concurrence vis-à-vis des entreprises non résidentes. Pourrait se profiler, si cela était vrai, le scénario de 1929 où la guerre commerciale a engendré la fermeture des frontières et accentué la crise économique.
Quelques articles peuvent vous aider concernant le débat actuel:
sur Le Figaro, un article du 2 mars 2009 qui discute du caractère protectionniste du plan de relance en France.
dans Les Echos, un article du 27 février 2009 qui décrit les craintes des pays de l'Est de l'Union Européenne vis-à-vis du plan de relance français
dans Libération, un article du 16 février 2009 qui permet de lire une mise au point des pouvoirs publics français
et enfin un article sur site d'Alternatives internationales
Pour prendre un peu de recul et mieux comprendre les mécanismes en cause dans ces débats, vous pouvez lire , dans BRISES, la première partie du chapitre 6 – Internationalisation des échanges et mondialisation.
En ce qui concerne le cas de l'Union européenne par rapport aux pays non membres, vous pouvez lire la note de veille du CAS n °70 de 2007 " La préférence communautaire, un choix collectif en évolution ".
A l'issue de la Conférence de Cancun, quelques 200 pays ont signé un accord sur le changement climatique ce qui est sans doute un progrès après l'échec de la Conférence de Copenhague. Des avancées, selon les pays signataires, concernent la création d'un Fonds vert comme le précise cet article du Monde mais aussi la lutte contre la déforestation etc comme le souligne cet article du Figaro. Cette avancée semble liée d'ailleurs au changement d'attitude certains pays en transition notamment l'Inde comme l'indique cet article des Échos.
Le Japon est en train de vivre un drame humain considérable, né du tremblement de terre, du tsunami et des explosions dans la centrale nucléaire de Fukushima n°1 : au moins 10 000 morts.
Du point de vue économique, les conséquences de ce drame sont aussi extrêmement négatives : le coût des destructions est évidemment très difficile à mesurer (120 milliards de dollars selon le Crédit Suisse cité par Le Figaro ou 181 milliards d'euros d'après le gouvernement japonais. Il s'agit d'une destruction de patrimoine énorme. Il faudra sans doute de nombreuses années pour le reconstituer.
Et cela d'autant plus que l'activité économique à court terme va se réduire comme l'indique aussi l'article du Figaro cité ou celui du Monde. Présentons rapidement les mécanismes : du côté de l'offre, perte de capital humain et physique qui réduit la production mais aussi baisse de la quantité d'électricité produite (11 réacteurs sur 50 ont été arrêtés) ; du côté de la demande, après une constitution de stocks de produits alimentaires, les ménages risquent de moins consommer (épargne de précaution) et les entreprises de moins investir. Enfin, les infrastructures qui permettent production et échange sont endommagées dans certaines régions : les entreprises produisant en flux tendus étant particulièrement touchées.
Pour avoir un point de repère, lors du tremblement de terre de Kobé, la production industrielle avait baissé mais l'impact macroéconomique fut relativement faible. Cet article sur GECODIA permet d'ailleurs une intéressante analyse de ces situations.
Dernier point : les autorités publiques ont déjà réagi, par exemple, la Banque du Japon qui a injecté déjà plusieurs dizaine de milliards de yen et a maintenu ses taux directeurs à des niveaux très faibles pour favoriser l'activité d'après cet article des Échos . Enfin, la hausse du yen, liée au rapatriement de capitaux placés hors du Japon (il faut vendre des devises pour acheter des yens d'où la revalorisation) du yen, a été " enrayée " par l'action concertée des Banques centrales du G7 : ainsi, la baisse du yen peut favoriser les exportations et réduire les importations (voir sur BRISES les mécanismes la notion " taux de change ", rubrique " enjeux ".
Si l'on est souvent inquiet des entreprises résidentes qui investissent à l'étranger du fait de la crainte des délocalisations avec des conséquences néfastes sur l'industrie et l'emploi en France, on met parfois en évidence, pour balancer cette première appréciation, que les entreprises non résidentes investissent beaucoup aussi en France ce qui créerait richesses et emplois : les derniers chiffres de la Banque de France décrivent l'évolution de ces deux sortes d'IDE (mais aussi les revenus qu'ils génèrent).
De manière plus concrète, le Directeur Général d'Essilor International présente dans un article de La Tribune la stratégie d'Essilor concernant notamment leurs investissements dans le monde et vous verrez (c'est le cas de le dire !) qu'il ne faut pas assimiler IDE et délocalisations : les IDE peuvent avoir aussi comme objectif de trouver de nouveaux marchés.
Une série d'articles des Échos met Airbus au devant de la scène internationale. En effet, d'après cet article Airbus serait sur le point de conclure un contrat de vente de plus de 159 Airbus. Il permettrait donc d'augmenter significativement ses exportations vers l'Asie. Si l'Asie exporte beaucoup, elle importe aussi !! Toutefois, dans ce secteur d'activité souvent décrit comme modèle des politiques commerciales stratégiques ( voir ici dans le 1.2.2. sur BRISES), les relations entre États ne sont pas toujours simples. C'est ici la Chine qui menace Airbus de représailles face au projet de l'Union européenne d'inclure les compagnies aériennes internationales dans le marché des droits à polluer (voir l'article des Échos) et c'est là, l'OMC, qui rend son verdict concernant les aides accordées par l'Europe pour le développement d'Airbus (un résumé se trouve ici). D'ailleurs pour bien comprendre comment fonctionne l'OMC, vous pouvez aller sur son site et directement ici concernant la procédure de règlement des différends.
Par ailleurs, si vous cherchez les derniers chiffres du commerce international, l'OMC les diffuse ici.
L'année 2011 aura été une année particulièrement difficile pour le commerce extérieur français de marchandises qui a connu un déficit évalué à 69,6 milliards d'euros. Dans cette publication officielle, vous aurez tous les détails des chiffres (produits et pays). La dégradation provient notamment de la dégradation de la facture énergétique, alors qu'avec la vague de froid nous apprenons que l'Allemagne exporte de l'électricité vers la France selon cet article de La Tribune. Les points forts restent le luxe et l'agroalimentaire même s'il semble, d'après cet autre article de La Tribune, que la Chine commence à produire des vins meilleurs qu'en France !
Pour une analyse économique de ce déficit, vous pouvez lire cet interview de l'économiste Guillaume Gaulier sur un blog du Monde.
Au programme de ce chapitre :