Depuis une vingtaine d'années, de nouvelles formes d'emploi sont apparues et se sont développées. On peut en distinguer plusieurs catégories :
- Les emplois à durée déterminée (CDD, contrat à durée déterminée, opposés au CDI, contrat à durée indéterminée), c'est-à -dire ceux pour lesquels la durée d'emploi est fixée à l'avance (2 jours, 1 mois, par exemple). à€ l'issue de cette période, le travailleur n'est pas « licencié », il a simplement fini son contrat.
- Les emplois à temps partiel : l'embauche se fait sur une fraction seulement de la durée légale du travail (20 heures par semaine, par exemple). Il faut souligner que le temps partiel est parfois subi (c'est l'employeur qui impose au salarié ce temps de travail réduit, alors que le travailleur souhaiterait travailler davantage), parfois choisi (certains travailleurs ne souhaitent pas, pour des raisons personnelles, travailler à plein temps). Les statistiques font rarement le décompte alors que, du point de vue du travailleur comme de celui de l'employeur, ce n'est pas du tout la même chose.
- Les emplois aidés : il s'agit des emplois qui, entrant dans le cadre d'une politique de l'emploi, bénéficient d'aides spécifiques de l'Etat. L'Etat peut prendre à sa charge les cotisations sociales, ou accorder un dégrèvement d'impôts à l'employeur, ou assurer la formation, ou …. Toutes les possibilités d'aide sont envisageables. Vous connaissez tous des formes d'emplois aidés, les emplois-jeunes par exemple. Il y a aussi les CES (contrats emploi-solidarité), les contrats de retour à l'emploi (CRE), etc… On peut y ajouter le CNE (contrat nouvelle embauche) mis en place en 2005. On inclut dans ces emplois aidés les stages de formation professionnelle quand les stagiaires sont indemnisés.
- L'intérim : les emplois intérimaires sont des emplois à durée déterminée. La différence avec les CDD est que le contrat de travail n'est pas signé avec l'entreprise dans laquelle le salarié va travailler. Il est signé avec une entreprise de travail temporaire, prestataire de services qui vend (contrat commercial) un service en main d'œuvre aux entreprises qui le souhaitent. L'employeur du travailleur intérimaire n'est donc pas celui qui le fait effectivement travailler.
Le nombre de ces emplois que l'on peut qualifier d'emplois atypiques si on les oppose aux emplois typiques des Trente glorieuses, ou de formes particulières d'emploi, comme disent les statistiques de l'INSEE, a beaucoup augmenté. En France, alors qu'en 10 ans (1990/1999), le nombre d'emplois stables a augmenté de 2% seulement, le nombre d'emplois intérimaires a progressé de 130%, celui des CDD de 60%, celui des stages et des contrats aidés de 65% (TEF 2001/2002).