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Les femmes, bien sûr ! C'est une statistique de l'ONU que l'on peut trouver dans un encart du journal Le Monde (8/9 mars 2009) avec d'autres statitisques sur les inégalités hommes-femmes.
Que ce soit dans la scolarisation, dans l'accès aux positions économiquement et socialement valorisées, dans la répartition des revenus, on observe la persistance d'inégalités importantes entre les hommes et les femmes dans le monde. Pour compléter votre information sur ce sujet, vous pouvez lire l'article du Monde (page 16), mais aussi aller sur le site de l'ONU consacré à la journée du 8 mars ou sur d'autres sites consacrés à l'analyse des inégalités hommes-femmes (par exemple, celui de l'Observatoire des inégalités, celui du Ministère du Travail et de la Solidarité ou la page que l'Agence France-Presse a consacré aux inégalités professionnelles à l'occasion de la Journée de la Femme).
Pour commencer, un article très complet de Thomas Piketty paru dans le journal Libération qui revient sur l'inflation des très hauts salaires qui expliquent le creusement des inégalités.
Quelques uns de ces hauts salaires font d'ailleurs l'objet d'une forte médiatisation ; il s'agit des salaires des sportifs et plus particulièrement des footballeurs. Ainsi, Le Parisien révélait récemment les salaires perçus par les joueurs du PSG, une enquête reprise dans Le Figaro.
Le secteur du spectacle assure donc à ses représentants des revenus conséquents comme nous le révèle le palmarès des acteurs français les mieux payés en 2008 paru dans le Monde. " Bienvenue chez les ch'tis ", en plus d'être un succès populaire, s'avère être un succès financier pour Dany Boon qui a cumulé 26 millions d'euros de revenus. Pour comprendre comment se décomposent ces 26 millions, vous pouvez regarder cette vidéo proposée par le Figaro.
Enfin et puisque la démarche propre à votre discipline préférée consiste à méler les regards de l'économiste et du sociologue, vous ne manquerez pas de vous intéresser au dossier que la revue Sciences Humaines (n° 191 du mois de mars 2008) a consacré aux "Inégalités, le retour des riches".
Toutes ces entreprises, ou plutôt leurs dirigeants, ont récemment suscité la polémique en s'octroyant des rémunérations à, au moins, 7 chiffres alors même qu'ils venaient de bénéficier d'aides de l'Etat.
Si certains des dirigeants concernés ont renoncé à cette rémunération, comme ceux de la Société Générale, ou encore certains des cadres d'AIG, d'autres en revanche n'ont pas eu les mêmes scrupules. Ainsi, comme le révélaient il y a peu Les Echos, la banque Natixis, indirectement aidée par l'Etat via la Caisse d'Epargne et la Banque Populaire, ses deux principaux actionnaires, compte distribuer 90 millions d'euros de bonus à ses traders. De même, le PDG sortant de Valeo -équipementier automobile qui vient de percevoir une aide de l'Etat de 19 millions d'euros- Thierry Morin devrait toucher un parachute doré estimé à 3.2 millions d'euros, une affaire reprise notamment par le Figaro. Alors que les plans de licenciements se multiplient ici et ailleurs, le scandale soulevé par ces rémunérations que l'opinion publique juge inappropriée amène les Etats et gouvernements à agir. Ainsi, la présidence américaine a décidé de surtaxer certaines rémunérations comme nous le rappelle Le Monde et en France, les députés et sénateurs viennent de contraindre le gouvernement à aller plus loin dans son projet d'encadrement des bonus et autres parachutes dorés.
Finalement, toutes ces mesures prises dans l'urgence reviennent à se poser la question de l'éthique du capitalisme et de sa capacité à être moral. Une question qui mérite sans doute un détour par la philosophie ; c'est justement la démarche adoptée par le Figaro qui a rencontré André Comte-Sponville.
C'est la question que semblent se poser les acteurs de PBLV. En effet, leurs salaires n'ont pas augmenté en 2009, si bien que certains " récurrents " songent à partir… Mais leur situation s'est-elle vraiment dégradée ? Il ne faut pas oublier que tout au long de l'année 2009, l'inflation n'a pas cessé de diminuer, et qu'elle est même négative ces tous derniers mois. Or, à niveau de salaire constant, si les prix diminuent, le pouvoir d'achat augmente ! Mais alors, de quoi se plaignent les acteurs de PBLV ? On peut supposer qu'ils ont bien conscience 1) que leur pouvoir d'achat augmenterait encore plus vite si non seulement les prix diminuaient mais qu'en plus leurs salaires étaient revalorisés, et 2) que le contexte économique actuel est plutôt morose, et qu'il serait bon de gagner suffisamment pour pouvoir épargner pour se prémunir contre les risques – comme le chômage – que l'avenir peut réserver…
Pour obtenir des informations plus précises et détaillées sur l'évolution des prix durant ces derniers mois, vous pouvez consulter le site de l'INSEE, ainsi que cet article publié par Ouest-France.fr le 13 août 2009.
Pour mieux comprendre comment la variation des prix modifie le pouvoir d'achat des ménages (et donc celui des acteurs de PBLV !), vous pouvez faire cette activité proposée par Brises.org.
Enfin, n'hésitez pas à lire cet article publié par LesEchos.fr le 17 juillet 2009 ! Il vous apprendra que l'évolution des prix peut entraîner une modification du niveau des prestations sociales (dont les pensions de retraite font partie).
Devant l'ampleur des déficits publics et de la dette publique, une interrogation se pose. La volonté de réduire les dépenses publiques suffit-elle ? Ne faut-il pas toucher aux recettes ? Les augmenter ? Les transformer : en modifiant les impôts, cotisations, CSG etc. ? Dès lors la question de leur impact économique est aussi posée de même que celle de la justice sociale.
Un article de La Tribune montre bien l'ensemble des éléments du débat. Les réflexions du Ministre du Budget dans le même journal portent sur la fiscalité du patrimoine ; des journalistes comme dans Les Échos s'interrogent sur la question de la TVA de même que J.F. Copé comme le rapporte cet article du Figaro ; des économistes (C Landais, T. Piketty et E. Saez) quant à eux proposent de modifier (voire de " révolutionner ") l'impôt sur le revenu (Questions/réponses dans Le Monde). Les questions de justice et d'efficacité sont évidemment au cœur de toutes ces propositions ou interrogations.
En Suède, en 2008, le revenu moyen des 10% des personnes ayant les revenus les plus élevé est 6 fois plus élevé que celui des 10% ayant les revenus les plus faibles, ce rapport était de 1 à 5 au milieu des années 80. Même si ces écarts sont faibles par rapport au Brésil (rapport de 1 à ...50 !) et même par rapport aux États-Unis (rapport de 1 à 14), ils ont donc tendance à augmenter. C'est ce que nous révèle un rapport de l'OCDE résumé ici : par l'OCDE elle-même. Vous pouvez en avoir une retranscription ici dans Le Monde et aussi ici dans la Tribune.
Qu'en est-il pour la France ? Une synthèse de 2 pages réalisée par l'OCDE se retrouve ici tandis que l'INSEE avait récemment montré le rôle des différences de temps de travail pour expliquer les écarts de salaires (qui ne recouvrent pas bien sûr l'ensemble des revenus) et le rôle de la redistribution dans l'importance des inégalités de revenu et son évolution sur 20 ans : le document se trouve ici.
Rappelons également que d'autres économistes comme T. Piketty, sur son site, C. Landais et d'E. Saez ont travaillé sur le sujet des très hauts revenus : un résumé et des liens se trouvent sur le site de SES de l'ENS.
Au programme de ce chapitre :