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Banque de Ressources Interactives
en Sciences Economiques et Sociales
Entièrement gratuit. Réalisé par des enseignants de l'éducation nationale. CRDP de l'académie de Lyon.
Les cours, les activités, les notions, les parcours d'apprentissages... l'essentiel du contenu de Brises classé chapitre par chapitre
Après avoir montré les différences dans les rythmes au cours du temps, nous présenterons les inégalités engendrées par ces différences et les questions que cela pose.
On peut recenser au moins deux questions : la croissance peut-elle se poursuivre indéfiniment et qui peut (ou doit) réguler la croissance, c'est-à -dire plus ou moins la contrôler ?
La formidable élévation du niveau de vie qu'ont connue certains pays donne envie à tous de suivre le même chemin. Mais est-ce possible ? Le système économique qui s'est mis en place au fil des années et qui a rendu possible cette croissance dans certaines zones, débouche sur une économie mondialisée marquée par des phénomènes de domination et d'inégalités, où certains se demandent s'ils ont encore leur place (d'où la contestation par certains de la mondialisation). La question des inégalités est une vraie question politique qui risque de déboucher sur des conflits si elle n'est pas réellement traitée car on peut penser que certains pays ne se satisferont pas indéfiniment de rester à l'écart du développement.
La poursuite de la croissance économique telle que nous l'avons connue depuis deux siècles est-elle même souhaitable ? C'est la question que posent de nombreux écologistes : quelle terre allons-nous laisser aux générations qui vont nous suivre ?
Nous reviendrons sur ces deux questions dès le premier chapitre.
La mondialisation de l'économie pose aussi la question de l'Etat : aux 19ème et 20ème siècles, la croissance s'est faite dans un cadre national et elle était encadrée et soutenue par l'intervention de l'Etat qui a joué un rôle essentiel. Aujourd'hui, les frontières sont perméables, pour les capitaux comme pour les marchandises, moins pour les hommes. Cela change très nettement la donne. De nouvelles questions apparaissent, dont la solution devrait souvent être trouvée au niveau international. C'est donc la question de la régulation qui est posée ici. Pour le moment, on a encore des Etats nationaux et un embryon de pouvoir supra-national, alors que la mondialisation se joue complètement à l'échelon international.
Conclusion : face aux différences et aux inégalités qu'a engendrées la croissance, des questions fondamentales se posent tant au niveau des pays en développement qu'au niveau de la régulation et des objectifs que l'on assigne à cette croissance.
Conclusion générale
Dans les transformations gigantesques que les sociétés ont connues depuis deux siècles, on peut voir l'œuvre de la rationalisation croissante des activités humaines et de l'individualisme, comme nous l'avons déjà dit plus haut. Nous y reviendrons sans doute dans tous les chapitres du programme. Cela débouche sur une augmentation très sensible de l'efficacité des hommes avec ses bons côtés (on produit de plus en plus, de plus en plus vite, etc) et ses côtés moins reluisants (les inégalités, les problèmes écologiques, l'exclusion, etc). Ce sont donc tous ces aspects que nous essaierons de comprendre et sur lesquels nous nous interrogerons cette année. Finalement, à propos de trois thèmes essentiels, la croissance économique, les transformations sociales, la mondialisation, nous nous interrogerons toujours sur le "comment ?", sur le" pour qui ?" et sur le "cela pourra-t-il durer ?" (c'est-à -dire les questions posées pour l'avenir).
Dans une première partie, nous réfléchirons à ce qui rend possible (ou pas possible) la croissance économique. Nous verrons dans une deuxième partie comment se réalisent les transformations sociales. Enfin, nous verrons comment la mondialisation interagit sur la croissance et les transformations sociales.