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| Devoir | Posté le | Catégorie | Type de sujet | Chapitre Principal |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 7-10-2008 | Qu'est ce qui ne va pas dans mon introduction ? | DISSERTATION. | Travail et emploi - CHAPITRE 2 |
Vous vous interrogerez sur la place accordée à l’autonomie des salariés dans l’organisation du travail.
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Depuis toujours, le travail est présent dans nos sociétés, que ce soit du temps de la préhistoire avec la chasse ou alors de nos jours avec les entreprises.
Aujourd’hui le travail est partout, de plus en plus d’entreprises voient le jour. Avec l’évolution des sociétés, les individus sont de plus en plus exigeants, c’est pour cela que les entreprises ont dû trouver un moyen afin de produire beaucoup et bien, tout en réalisant des profits.
Mais les entreprises ne fonctionnent pas seules pour pouvoir produire, il faut de la main-d’œuvre. Et on peut se demander si les entreprises qui ont eu pour but premier une production de masse, où elles ont mis la place des salariés ?
Comment les entreprises font-elles pour à la fois gérer les profits, l’organisation de l’entreprise et en même temps veiller au bien-être des salariés ?
C’est ce que nous allons expliquer en voyant dans un premier temps quelles sont les différentes formes d’organisations du travail, puis dans un deuxième temps quelle est la place accordée aux salariés dans les différentes formes d’organisations du travail.
Comme on doit le faire avec tous les sujets, essayons de le cadrer :
Il s’agit bien sûr de l’organisation du travail, que l’on étudie dans la première partie du programme (2è chapitre).
La question porte manifestement sur la situation actuelle, rien ne laisse penser qu’il faut étudier une évolution, des transformations. Si on enlève le « vous vous interrogerez », la question est : « quelle est la place accordée à l’autonomie des salariés dans l’organisation du travail ? ». Elle est donc au présent. Le sujet ne précise pas de quel(s) pays on doit parler, mais les documents montrent clairement que l’on peut prendre la France comme référence et qu’en tout cas, la question concerne essentiellement les pays développés.
Le mot « autonomie » a un sens précis : l’autonomie, c’est le fait de pouvoir se conduire soi-même librement en se fixant soi-même ses règles de conduite. Ainsi on ne laisse à un enfant de 7 ans que très peu d’autonomie dans son travail scolaire. En revanche, on attend d’un élève de terminale qu’il en ait bien davantage et d’un étudiant qu’il soit à peu près complètement autonome (c'est-à-dire qu’on ne lui dira pas ce qu’il a à faire comme travail, seul le résultat des examens compte). Ici, dans ce sujet, on doit voir rapidement deux choses qui peuvent apparaître en contradiction avec cette idée d’autonomie : d’une part un salarié est sous l’autorité de son patron, il n’a donc a priori que peu d’autonomie ; d’autre part, on sait (car on l’a étudié en cours) que les systèmes d’organisation du travail qui ont prévalu depuis le 19ème siècle, le taylorisme et le fordisme, sont des systèmes où l’autonomie des salariés, en particulier d’exécution, est réduite pratiquement à zéro. Donc pour ces deux raisons, cette question sur l’autonomie des salariés peut paraître intrigante. Enfin, pour bien cerner la question, il faut souligner qu’elle ne porte pas sur la place des salariés dans l’organisation du travail, mais sur la place de l’autonomie dans l’organisation du travail à l’heure actuelle.
Une place, elle peut être grande ou petite, marginale ou essentielle, etc. L’autonomie des salariés, on sait que le toyotisme en particulier l’a mise en avant, et cela parce que dans un monde de plus en plus complexe, on ne peut tout prévoir et qu’il faut absolument que les salariés soient capables de prendre des initiatives. On peut donc penser que cette place est importante. Cependant, taylorisme et fordisme ont loin d’avoir disparu, il y a toujours des emplois sans aucune autonomie ; de plus, l’autonomie n’est pas toujours facile à vivre pour les salariés (les documents donnaient des informations sur tous ces aspects).
Voyons maintenant ce que l’on peut dire de l’introduction que nous avons sous les yeux, compte tenu de ce que nous avons compris du sujet. L’élève essaie de poser le sujet (et sans doute de présenter ce que l’on appelle souvent une problématique) en posant des questions :
les entreprises qui ont eu pour but premier une production de masse, où elles ont mis la place des salariés ?
Comment les entreprises font-elles pour à la fois gérer les profits, l’organisation de l’entreprise et en même temps veiller au bien-être des salariés ?
En lisant ces deux questions, on sait tout de suite que l’élève s’est trompé de sujet : il parle de la place des salariés, il se demande comment les entreprises se débrouillent pour faire des profits tout en « veillant au bien-être des salariés » (cette 2è question est probablement un peu plus proche du sujet, mais remarquons que les entreprises n’ont qu’un objectif, la maximisation des profits, le bien-être des salariés n’étant pris en compte que dans le cadre de cette recherche de profits).
Le mot « autonomie » ou ce qu’il veut dire n’est pas prononcé, l’idée n’est même pas abordée alors que c’est le cœur de la question.
Le plan annoncé est le suivant :
C’est ce que nous allons expliquer en voyant dans un premier temps quelles sont les différentes formes d’organisations du travail, puis dans un deuxième temps quelle est la place accordée aux salariés dans les différentes formes d’organisations du travail.
L’idée que le sujet n’est pas compris se confirme : dans la première partie, on va avoir une récitation du cours sur les différentes formes d’organisation du travail depuis le 19ème siècle, ce qui ne répond pas au sujet. Dans la deuxième, on aura la place accordée aux salariés, mais pas à l’autonomie des salariés, ce qui aurait seul répondu au sujet.
Dans ce devoir dont nous n’avons lu que l’introduction, on le voit très clairement, la difficulté essentielle a été l’analyse du sujet. L’élève n’a pas pu ou pas su prendre le temps de faire une analyse précise de la question posée.
L’élève a essayé de respecter les règles formelles de l’introduction (une accroche, le sujet, des questions problématisant le sujet, l’annonce du plan) mais quand on n’a pas compris le sujet, cela n’avance pas à grand chose.
L’expression n’est pas toujours claire, loin de là. Mais ce n’est pas l’essentiel : quand le sujet sera bien compris, il est quasiment certain que l’expression sera plus claire car les idées le seront.
Prenez le temps d'analyser et de comprendre les termes du sujet... Ce n'est pas du temps perdu, loin de là. Posez-vous clairement la question : qu'est-ce qu'on me demande ? Ecrivez sur votre feuille de brouillon une reformulation du sujet, après avoir réfléchi au sens des termes utilisés par le sujet.
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