En Corée du Sud, après la période de reconstruction, s'ouvrit une première phase de développement par les exportations fondée sur les spécialisations classiques des pays du Tiers-Monde (textile-habillement, assemblage électronique, ...). Le pays profite alors de sa stabilité politique et sociale et
d'une main d'oeuvre ouvrière
très bon marché qui rend ses exportations
très compétitives
sur les marchés des pays développés. Dans la deuxième phase, l'acquisition
de savoir-faire industriels
et la formation de la main d'oeuvre permettent de donner la priorité au développement d'une industrie lourde (aciérie, pétrochimie, construction navale).
Des subventions publiques
orientent l'investissement privé vers ces productions. Les industries nationales profitent encore d'une main d'oeuvre moins bien payée que dans les pays développés, ce qui dope la compétitivité des produits à l'exportation. Enfin, dans une troisième phase, l'économie coréenne s'oriente vers des productions
à forte valeur ajoutée
(notamment l'automobile avec Hyndai, ou l'électronique avec Daewoo).
les investissements publics dans l'éducation
ont élevé le niveau de formation de la main d'oeuvre au niveau des pays développés. Parallèlement, la protection accordée par
l'Etat
aux grands groupes industriels nationaux leur a permis de se développer à l'abri
de la concurrence internationale
, et d'acquérir progressivement les technologies nécessaires aux productions "haut de gamme". Les productions
à faible valeur ajoutée
, qui avaient permis le décollage coréen, sont abandonnées et
délocalisées
vers des pays plus pauvres.