Document(s)

  • n°120 : Détérioration des termes de l’échange : Cotonculteurs et sociétés cotonnières se serrent les coudes
    Détérioration des termes de l’échange : Cotonculteurs et sociétés cotonnières se serrent les coudes

    Les acteurs de la filière coton du Burkina Faso, sous l’égide de l’Association interprofessionnelle du coton du Burkina (AICB) ont convié la presse et des personnalités du monde économique, le 12 janvier 2007, à  une rencontre à  Ouagadougou où il a été question de faire la lumière sur l’ampleur de la crise qui secoue le secteur de l’or blanc.

    • Au Burkina Faso, la filière coton est en crise. Une crise financière qui a conduit, ces deux dernières années, à  une réduction du prix d’achat final payé au producteur. De 210 en 2005 à  175 F CFA* en 2006, ce prix du kilogramme (kg) de coton acheté auprès du producteur est tombé à  165 F CFA pour la campagne 2006-2007.
      L’élément le plus illustratif de la crise est que les producteurs n’ont encore rien reçu des ventes de leur production de la présente campagne. Cette situation est une première au Burkina Faso ! “Elle inflige des conséquences dramatiques sur les moyens d’existence, sur l’accès aux services, sur l’offre céréalière, sur la réduction de la pauvreté,... sur le développement du pays...” a indiqué François Traoré de l’Union nationale des producteur de coton du Burkina (UNPCB). L’or blanc fait vivre plus de 2 000 000 de Burkinabè.
      Au-delà  des producteurs de coton, d’autres agents économiques nationaux subissent de plein fouet la “baisse drastique” du prix du coton. Il s’agit entre autres, des vendeurs de cycles, de boissons, de matériaux de construction, des pétroliers, des transporteurs etc. Tous ceux-ci profitent d’une manière ou d’une autre de la culture du coton.
      Les sociétés cotonnières, face aux difficultés actuelles, ont ajourné leurs investissements. Cela se traduit concrètement par une baisse de 37% des investissements dans l’agro-industrie du pays pour l’année 2006... Si le coton va mal, c’est tout le pays qui en pâtit. Au cours de cette dernière décennie, le coton a contribué en moyenne à  30%, à  la formation du Produit intérieur brut (PIB) agricole. Il procure plus des 60% des recettes en devises du pays.

    • Les raisons d’un malaise
      • La filière cotonnière du Burkina est confrontée à  un environnement hostile. Les subventions accordés aux producteurs des pays développés, la concurrence de la fibre synthétique, (qui représente de nos jours, 60% de la consommation totale de textile contre 30% dans les années 1950), l’évolution défavorable du taux de change euro/dollar et donc, franc CFA/dollar du fait de la parité fixe.
      • A cela, s’ajoute le double effet des progrès techniques (vulgarisation de variétés plus adaptées, introduction et développement des cultures biotechnologiques). Jonas Bayoulou de la SOFITEX a expliqué que “ces évolutions structurelles conjuguées à  la forte volatilité des cours et à  la parité défavorable de l’euro par rapport au dollar ont induit des prix de réalisation des plus bas depuis la dévaluation du F CFA”.
        Le déficit cumulé pour la filière cotonnière du Burkina Faso pour les campagnes 2004/2005 et 2005/2006 est estimé à  environ 40 milliards de F CFA. Au plan macro-économique, il y a un manque à  gagner dans l’assiette fiscale au profit de l’Etat. Pire, la crise a fait baisser le taux de croissance du Burkina Faso de près de 0,7% par rapport à  l’année 2005.

    * F CFA = franc CFA. Il s'agit de la monnaie qui circule dans les anciennes colonies françaises d'Afrique noire (15 pays au total, répartis dans trois groupes, dans lesquels CFA ne désigne pas la même chose). Depuis la création de l'euro, le Franc CFA est défini en parité fixe par rapport à  lui. Depuis 1999, 1 € = 655,957 F CFA.

    http://www.lefaso.net, Rabankhi Abou-Bâkr ZIDA, Le Faso.net, 15 janvier 2007

Activite n°1070 : Les effets de la baisse du prix du coton au Burkina Faso - Etape : Evolution du prix du coton et termes de l'échange.

Ouvrez le document ci-contre et répondez aux questions ci-dessous en inscrivant vos réponses dans les cases vides.

  1. Quelle a été l'évolution relative (en %) du prix du coton entre 2005 et 2007 ?
                  
  2. Cette diminution permet-elle de justifier totalement le titre de l'article ? (inscrivez "oui" ou "non" dans la case vide).
                  
  3. Selon vous, pour justifier totalement le titre, faudrait-il avoir en complément (inscrire oui ou non en face de chaque argument) ...
    • l'évolution du volume des exportations de coton ?               
    • l'évolution du prix des importations ?               
    • un nombre d'années plus grand ?               
    • l'évolution du volume des importations ?               
Attention consultez les consignes... Voir la correction
Impossible de juger... ecrivez quelque chose. Félicitations, vos réponses sont toutes correctes [Passez votre souris sur les petits carrés de couleur pour voir les retours correctifs] Il y a des réponses incorrectes... réessayez [Passez votre souris sur les petits carrés de couleur pour voir les retours correctifs]
Correction
  1. Quelle a été l'évolution relative (en %) du prix du coton entre 2005 et 2007 ?
    - 21.4 % Synonymes : - 21.4,     
  2. Cette diminution permet-elle de justifier totalement le titre de l'article ? (inscrivez "oui" ou "non" dans la case vide).
    non     
  3. Selon vous, pour justifier totalement le titre, faudrait-il avoir en complément (inscrire oui ou non en face de chaque argument) ...
    • l'évolution du volume des exportations de coton ? non     
    • l'évolution du prix des importations ? oui     
    • un nombre d'années plus grand ? non     
    • l'évolution du volume des importations ? non     
% | | s.